Fabriquer une bougie
La fabrication domestique demande peu de matériel mais impose de respecter trois paramètres, faute de quoi la bougie coule, fume ou ne tient pas la flamme.
Les cires
La paraffine, dérivée du pétrole, est la moins chère et diffuse bien les parfums. La cire de soja, végétale, brûle plus lentement et à plus basse température. La cire d'abeille, naturellement parfumée, brûle longtemps et coûte cher. La cire de colza et celle de coco complètent l'offre végétale.
La mèche
C'est l'élément déterminant, et le plus souvent mal choisi. Son diamètre doit correspondre à celui du contenant et à la cire employée. Une mèche trop fine creuse un tunnel et noie sa flamme ; trop épaisse, elle produit une grande flamme, de la fumée et une surchauffe du verre. Les fabricants publient des tables de correspondance, et un essai reste nécessaire.
Méthode
Faire fondre au bain-marie, sans dépasser la température indiquée. Ajouter le parfum à la température de flashpoint recommandée, ni plus chaud, ce qui le volatiliserait, ni plus froid, ce qui l'empêcherait de se lier. Couler lentement dans un contenant tiédi, ce qui évite les décollements. Laisser refroidir à température ambiante, sans accélérer, et attendre plusieurs jours avant le premier allumage : la cire achève sa cristallisation.
Sécurité
La cire chauffée au-delà de son point d'éclair peut s'enflammer. Elle ne se chauffe jamais à feu direct, et un thermomètre est indispensable. La fabrication destinée à la vente relève par ailleurs de la réglementation sur les produits chimiques et impose un étiquetage précis des allergènes contenus dans les parfums.